Une visite de Budapest ne serait complète sans franchir la porte d’un « romkocsma ». Traduisez d’un ruin bar. La capitale hongroise regorge de ces lieux.
Un peu partout en Europe centrale, on aurait pu raser des bâtiments abandonnés et tombés en ruines pour la plupart pendant l’ère soviétique, et souvent dans des états de délabrement inspirant tout sauf la convivialité. Comme on a fait table rase de cette période suite à la chute du bloc communiste.
Mais de Berlin à Varsovie, en passant par Bratislava ou Cracovie, a germé dans le chef d’habitants la géniale idée de les acquérir pour les ressusciter. C’est toutefois surtout en Hongrie que les ruin bars ont fleuri comme des mauvaises herbes. De jour comme de nuit, ils sont de véritables institutions dans le pays.
Rien qu’à Budapest, on en dénombre une vingtaine, et plus précisément à Pest, la partie nord du Danube.
Les ruins bars ont aussi généralement cette particularité d’accueillir leur clientèle dans un décor éclectique et des plus kitsch, sorti de la créativité de leur propriétaire. Un cadre composé d’innombrables objets récupérés et recyclés de toutes tailles, couleurs et formes, et qui à priori n’ont rien d’harmonieux. Mais c’est donc justement aussi cet assortiment quasi parfaitement improbable qui les caractérisent. Imaginez boire un verre ou manger (chaque ruin bar a une cuisine) assis dans une demi baignoire, avec un vélo rouillé pendant au plafond au-dessus de votre tête, et à côté de vous des cadres paraissant tapisser des trous ou de grossières traces!
Lu ainsi, cela n’a peut-être rien de tentant. Mais tenter un ruin bar, c’est quasi la certitude d’avoir envie de gouter à nouveau au concept et à une ambiance propre à chacun!
https://www.budapest.org/fr/informations/ruin-bar-budapest/
